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Archive pour octobre 1995

Manifestation à Yseure le 29 octobre 1995

ABUS PSYCHIATRIQUES - YZEURE le 29 10 1995

Une dizaine de militants de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme ont manifesté pacifiquement, samedi après-midi, devant le Centre Hospitalier Spécialisé d’Yzeure.

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Par un bel après-midi d’automne, munis de banderolles et vêtus de blouses blanches, les membres de la CCDH ne manquaient pas d’attirer l’attention à l’entrée de l’hôpital psychiatrique d’Yzeure.

Yzeure, un des derniers établissements psychiatriques qui survit à la loi hospitalière consistant à regrouper la psychiatrie dans les hôpitaux généraux est un bon symbole de la psychiatrie asilaire contre laquelle lutte CCDH.
Le message est clair:
non à l’internement abusif, à la prescription quasi systématique des drogues psychotropes (tranquilisants, anti-dépresseurs,…) par les psychiatres, à l’utilisation de l’électrothérapie( électrochocs)….

A travers ces usages, la psychiatrie viole la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, notamment les articles 3 et 5 :“tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la siireté de sa personne “ et “ nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants “.

L’objectif de cette association humanitaire internationale, à but non lucratif, créée en 1969 est de dénoncer et de lutter contre les abus de la psychiatrie, en aidant des personnes victimes de pratiques portant atteinte à leurs droits.

La manifestation s’est déroulée dans l’ordre et le respect des malades. De nombreux échanges ont eu lieu entre les militants de la CCDH et des patients, des membres du personnel et même les représentants de l’ordre public. C’est de la sympathie et du soutien que se sont attirés les manifestants. En revanche, les contacts avec le directeur de l’établissement ont été plus rugueux. Celui-ci a eu visiblement beaucoup plus de mal à accepter que ce qui se passe dans son hôpital puisse être remis en cause. Il a refusé l’accès à son établissement et proposé au plus jeune des militants, qu’il a qualifié de “nerveux” une consultation!

Cette manifestation dérange une institution trop habituée à ce que personne ne l’examine de trop près.

Les manifestants sont repartis satisfaits, en espérant avoir attiré l’attention sur le délicat et grave problème des abus psychiatriques.

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